Les critères pour choisir un tensiomètre professionnel
La validation clinique. C'est le critère non négociable. La norme ISO 81060-2 impose une étude sur un panel de patients, contre une mesure de référence, avec des tolérances chiffrées sur l'écart moyen et l'écart type. Un appareil qui a passé ce test figure dans les listes STRIDE BP. Un appareil absent de ces listes n'est pas forcément mauvais, mais personne n'a publiquement vérifié sa mesure.
La plage du brassard. Un soignant voit des patients de toutes corpulences. Un brassard trop petit surestime la tension, un brassard trop grand la sous-estime, et l'écart se compte en millimètres de mercure, pas en broutilles. Il faut au minimum couvrir 22 à 42 cm, avec un brassard universel ou un second brassard large. Notre guide sur le choix de la taille du brassard donne la méthode de mesure du tour de bras.
La mémoire et le multi-patients. Aucun tensiomètre grand public ne gère un fichier patients : les mémoires sont conçues pour deux ou quatre personnes du même foyer. En pratique, deux solutions. Soit on n'utilise pas la mémoire et on note la mesure dans le dossier, soit on prend un modèle connecté qui exporte chaque relevé vers une application, à recopier ensuite. Le vrai gain de la connectivité, pour un soignant, c'est l'horodatage automatique.
L'alimentation. Un appareil utilisé vingt à cinquante fois par jour vide ses piles vite. Pour un poste fixe, un modèle acceptant un adaptateur secteur règle le problème définitivement. Pour une tournée, on privilégie des piles rechargeables et un jeu de rechange dans la sacoche.
Le budget. Entre 28 et 60 euros, on trouve des modèles validés parfaitement utilisables en cabinet. Entre 60 et 130 euros, on paie l'écran, le secteur, la connectivité ou la compacité. Au-delà, on paie autre chose que la mesure de tension : un ECG, un stéthoscope numérique.