Un oxymètre de pouls mesure la saturation en oxygène (SpO2) et le pouls en quelques secondes, avec une pince posée sur le doigt. Le geste est le même sur tous les modèles. Ce qui change, c’est le statut de l’appareil qu’on tient en main.
Un oxymètre vendu comme dispositif médical porte un marquage CE médical et répond à la norme ISO 80601-2-61, qui encadre la précision de la mesure. On a repris les neuf oxymètres de pouls au doigt à usage général disponibles chez nos vendeurs partenaires, fiche par fiche, pour voir lesquels citent cette norme dans leur documentation et lesquels se contentent d’un marquage CE générique.
Le verdict court : le Beurer PO 45 (16,5/20, dès 19,99 €) décroche la meilleure note de notre catalogue. Écran OLED couleur, sept formats d’affichage et indice de perfusion (l’indicateur qui signale la qualité du signal capté au doigt), sans connectivité. Juste derrière, le Braun Pulse Oximeter 1 (16/20, dès 24,99 €) et le ViATOM Bluetooth (16/20, dès 29,99 €) se partagent la deuxième place. Le premier cite la norme ISO 80601-2-61 dans sa documentation. Le second ajoute une connexion Bluetooth et un rapport exportable en PDF ou CSV, utile pour un suivi à montrer à un médecin. Le Beurer PO 30 (15,5/20, dès 19,99 €) coûte le même prix que le PO 45, sans indice de perfusion. Et pour un suivi archivé sur smartphone, le Wellue Bluetooth (15/20, dès 29,99 €) coûte le même prix que le ViATOM, sans indice de perfusion.
Notre méthode : comment on a classé ces oxymètres
On ne pose pas les appareils sur un patient pour vérifier leur exactitude. Ce qu’on fait, c’est croiser ce que chaque fiche produit documente réellement.
Premier filtre, le marquage et la norme. Un oxymètre de doigt vendu comme dispositif médical porte un marquage CE médical et répond à la norme ISO 80601-2-61, qui encadre la précision des oxymètres de pouls. Le capteur SpO2 d’une montre connectée relève du bien-être et du sport, pas du dispositif médical, une distinction détaillée dans notre article sur l’oxymètre connecté. On regarde si chaque fiche cite cette norme précisément ou se contente d’un marquage CE générique.
Deuxième filtre, la note Mezurilo sur 20. Elle pèse la précision annoncée, l’écran, l’autonomie, la connectivité et le rapport qualité-prix. On la recalcule quand les specs ou les tarifs bougent.
Troisième filtre, le prix réel. Tous les tarifs de cette page ont été relevés chez nos vendeurs partenaires en octobre 2026. Les fiches produit font foi si un écart apparaît.
Marquage CE et norme ISO 80601-2-61 : ce que ça change
Sur nos neuf oxymètres de pouls, deux citent explicitement la norme ISO 80601-2-61 dans leur documentation : le Beurer PO 35 et le Braun Pulse Oximeter 1. Les sept autres, dont le mieux noté du lot, affichent un marquage CE médical sans détailler dans leur fiche la norme de précision retenue.
Absent de cette citation ne veut pas dire imprécis. Le marquage CE médical reste une exigence réglementaire sur les neuf modèles. Ça veut simplement dire que la fiche ne détaille pas le référentiel technique derrière ce marquage. Sur un chiffre qui peut motiver un appel au médecin, le détail vaut la peine d’être cherché.
Une confusion revient souvent en comparant les fiches produit : les protocoles de validation clinique des tensiomètres (STRIDE BP, ESH, AAMI) ne s’appliquent pas aux oxymètres. Le texte de référence pour un oxymètre de pouls reste la norme ISO 80601-2-61.
Le classement 2026 en un tableau
| Modèle | Note | Écran | Connecté | ISO 80601-2-61 citée | Prix dès |
|---|---|---|---|---|---|
| Beurer PO 45 | 16,5/20 | OLED couleur | Non | Non précisée | 19,99 € |
| Braun Pulse Oximeter 1 | 16/20 | OLED orientable | Non | Oui | 24,99 € |
| ViATOM Bluetooth | 16/20 | LED | Bluetooth | Non précisée | 29,99 € |
| Beurer PO 30 | 15,5/20 | LED couleur orientable | Non | Non précisée | 19,99 € |
| Medisana PM 100 | 15,5/20 | LED rotatif | Non | Non précisée | 29,95 € |
| Wellue Bluetooth | 15/20 | LED rétroéclairé | Bluetooth | Non précisée | 29,99 € |
| Beurer PO 60 | 15/20 | TFT couleur | Bluetooth | Non précisée | 59,99 € |
| Beurer PO 35 | 14,5/20 | TFT couleur | Non | Oui | 34,99 € |
| Laica EA1007 | 11,5/20 | LED | Non | Non précisée | 45,61 € |
Prix relevés chez nos vendeurs partenaires en octobre 2026. La colonne « ISO 80601-2-61 citée » indique si la notice ou la fiche technique du fabricant mentionne explicitement cette norme, pas si l’appareil est plus ou moins précis : les neuf modèles portent un marquage CE médical.
Les meilleurs oxymètres 2026, modèle par modèle
Beurer PO 45, la meilleure note du catalogue
Le PO 45 associe un écran OLED couleur avec sept formats d’affichage à l’indice de perfusion, en plus de la SpO2 et du pouls. Sa précision annoncée est inférieure à 3 % sur la SpO2, ±2 bpm sur le pouls, sans citer la norme ISO 80601-2-61 dans sa fiche.
Points forts : écran OLED couleur avec sept formats d’affichage, indice de perfusion, format ultra-compact (57 g), garantie de cinq ans, certification CE classe IIa.
Points faibles : pas de connectivité Bluetooth ni d’application mobile, pas de mode continu, pas d’alarme sonore ni de seuils réglables.
Verdict : c’est la meilleure note de notre catalogue, tous critères confondus. Pour l’indice de perfusion sans passer par un modèle connecté, c’est aussi le moins cher, à 19,99 €.
Braun Pulse Oximeter 1, la norme ISO citée au prix le plus bas
Le YK-81CEU affiche la SpO2 et le pouls sur un écran OLED orientable dans six directions, avec un bargraph qui indique si le signal est stable avant de lire la valeur. Sa notice cite la norme ISO 80601-2-61 et annonce une précision de ±2 % entre 80 et 100 % de SpO2, ±3 % en dessous.
Points forts : écran OLED lisible et orientable, norme ISO 80601-2-61 citée dans sa notice, format compact (50 g), utilisation à un seul bouton, extinction automatique.
Points faibles : pas de connectivité ni d’application, pas de mode continu, et la mesure met parfois trente à quarante-cinq secondes à se stabiliser sur un doigt froid ou arthrosique.
Verdict : le moins cher des deux modèles qui citent la norme ISO 80601-2-61 dans leur documentation. Le PO 45, mieux noté, coûte cinq euros de moins sans la citer.
ViATOM Bluetooth, le connecté le plus complet
Le ViATOM Bluetooth mesure la SpO2, le pouls et l’indice de perfusion, un indicateur qui signale la qualité du signal capté au doigt. L’application ViHealth conserve l’historique et exporte un rapport en PDF ou en CSV.
Points forts : indice de perfusion en plus de la SpO2 et du pouls, application avec historique et rapport exportable, prix contenu pour cette fonction.
Points faibles : la pince au doigt reste moins confortable qu’un modèle pensé pour la nuit, et sa fiche ne garantit pas d’enregistrement continu sur plusieurs heures. Pas d’alarme sonore ni de seuils personnalisables.
Verdict : le bon choix pour suivre sa saturation dans le temps et en garder une trace à montrer à un médecin. Ce n’est pas un outil de surveillance nocturne continue, sa propre fiche ne le promet pas.
Beurer PO 30, au prix d’entrée du classement
Le PO 30 va droit au but. On glisse le doigt, l’écran couleur orientable affiche la SpO2, le pouls et une courbe de pouls en quelques secondes. Aucune mémoire, aucune connectivité, aucun menu à chercher.
Points forts : écran couleur orientable dans toutes les positions, extinction automatique, format compact et léger, prise en main immédiate.
Points faibles : pas de mémoire ni de suivi des mesures, pas de connectivité, et un format peu adapté aux doigts très fins des enfants de moins de six ans.
Verdict : correct pour une vérification ponctuelle, mais le PO 45 fait plus au même prix. À 19,99 €, les deux partagent le prix d’entrée du catalogue.
Medisana PM 100, le compact à l’écran rotatif
Le Medisana PM 100 tient dans la paume de la main, 50 grammes avec les piles. Son écran LED rotatif affiche aussi une courbe de pouls (pléthysmogramme), utile pour vérifier que le doigt est bien positionné avant de lire le résultat.
Points forts : affichage LED rotatif dans quatre directions, courbe de pouls pour vérifier que la mesure est stable, format compact et silencieux, piles incluses.
Points faibles : pas de mémoire ni de connectivité, et un format peu adapté aux très jeunes enfants ou aux doigts très fins.
Verdict : même note que le PO 30, qui affiche lui aussi une courbe de pouls, pour dix euros de plus. Le choix se fait sur l’écran, ou sur le prix.
Wellue Bluetooth, le connecté au même prix que le ViATOM
Sous les 30 euros, le Wellue Bluetooth transmet chaque mesure à une application qui garde l’historique. C’est, avec le ViATOM, la porte d’entrée la moins chère vers un suivi archivé sur smartphone, plutôt qu’un chiffre qu’on note à la main ou qu’on oublie.
Points forts : connexion Bluetooth avec application, premier prix connecté du catalogue à égalité avec le ViATOM, écran LED rétroéclairé lisible dans une pièce sombre, dragonne et étui inclus.
Points faibles : sa fiche ne précise pas de durée d’enregistrement continu garantie, et il n’a pas d’indice de perfusion contrairement au ViATOM.
Verdict : un bon appareil pour garder un historique, mais le ViATOM fait plus au même prix. Le ViATOM Bluetooth ajoute l’indice de perfusion, à 29,99 € lui aussi.
Beurer PO 60, le plus de mémoire interne
Chaque mesure du Beurer PO 60 part sur l’application Beurer HealthManager Pro, avec cent emplacements mémoire internes qui stockent les valeurs même sans le téléphone à portée. Écran TFT couleur, quatre formats d’affichage, orientation automatique.
Points forts : cent mémoires internes, garantie de cinq ans, écran TFT couleur avec orientation automatique, pochette de ceinture et dragonne incluses.
Points faibles : pas d’indice de perfusion, pas de mode continu ni d’alarme sonore, une précision SpO2 que sa propre fiche dit légèrement inférieure aux modèles médicaux professionnels, et à 59,99 €, c’est le connecté le plus cher des trois du catalogue.
Verdict : le bon choix si la capacité de mémoire compte plus que le prix. Pour un suivi occasionnel, le ViATOM ou le Wellue Bluetooth font l’essentiel pour moitié moins cher.
Beurer PO 35, l’écran le plus configurable
Le PO 35 affiche les résultats sous quatre formats différents (chiffres, barres, courbe, combiné), avec orientation et luminosité réglables. Sa notice cite la norme ISO 80601-2-61 et une précision de ±2 % sur la plage 70 à 100 % de SpO2.
Points forts : écran TFT couleur configurable, norme ISO 80601-2-61 citée dans sa notice, autonomie annoncée de deux ans et demi, pochette et cordon inclus.
Points faibles : pas de mémoire ni d’application mobile, le doigt doit rester immobile pendant la mesure, et le format n’est pas adapté aux nourrissons ou aux doigts trop fins ou trop épais.
Verdict : un bon appareil, mais moins bien noté que le PO 30 à un prix plus élevé. La norme ISO citée dans sa notice est ce qui le distingue vraiment.
Laica EA1007, la note la plus basse du classement
Le Laica EA1007 mesure la SpO2 et le pouls sur un écran LED simple, sans courbe ni format alternatif. Une housse de rangement est incluse, la garantie de deux ans est la plus courte du classement.
Points forts : utilisation à un seul bouton, résultat immédiat, housse et piles incluses, marquage CE médical.
Points faibles : pas de mémoire, pas de connectivité, et une sensibilité aux mouvements signalée sur sa propre fiche.
Verdict : c’est la note la plus basse du classement, 11,5/20, pour 45,61 €, le deuxième prix le plus élevé. Le Beurer PO 30 fait un travail comparable pour plus de deux fois moins cher.
Quel oxymètre pour quel usage
Meilleure note toutes catégories : Beurer PO 45, 16,5/20, dès 19,99 €. Écran OLED couleur et indice de perfusion, sans connectivité.
Premier achat, mesure ponctuelle : Beurer PO 45, 16,5/20, dès 19,99 €, au prix du PO 30. Sans appli ni connexion, un résultat en quelques secondes.
Précision la mieux documentée : Braun Pulse Oximeter 1 ou Beurer PO 35, les deux seuls du catalogue à citer la norme ISO 80601-2-61 dans leur documentation.
Suivi archivé sur smartphone, à montrer à un médecin : ViATOM Bluetooth pour l’indice de perfusion et le rapport exportable. Le Wellue Bluetooth coûte le même prix, sans indice de perfusion.
Grande capacité de mémoire, sans téléphone à portée : Beurer PO 60 et ses cent emplacements internes.
Vérifier que le signal est fiable avant de lire le résultat : Beurer PO 30 ou Medisana PM 100 avec leur courbe de pouls, ou Beurer PO 45 et ViATOM Bluetooth avec leur indice de perfusion.
Suivi d’une nuit complète, apnée du sommeil suspectée : aucun des neuf modèles de ce comparatif ne garantit d’enregistrement continu sur plusieurs heures. C’est une autre catégorie d’appareil, plutôt portée en bague ou au poignet qu’au doigt. Notre article sur l’oxymètre connecté détaille ce que la connectivité apporte réellement et ce qu’elle ne garantit pas.
Sport et altitude : Beurer PO 45, au prix du PO 30, avec l’indice de perfusion en plus.
Enfant, doigt trop petit pour un modèle adulte : ce comparatif ne retient que des oxymètres calibrés pour un doigt adulte. Beurer propose aussi le PO 13 Kids (11,5/20, dès 24,99 €), dédié aux enfants de 10 à 40 kg avec une pince adaptée à un doigt de 0,7 à 1,1 cm. On ne le compare pas aux neuf modèles ci-dessus, ce n’est pas le même usage, mais c’est la bonne option si c’est un enfant qui doit être suivi.
Suivi de santé plus large qu’une simple mesure de SpO2 : le Withings BeamO (17/20, dès 249,95 €) mesure aussi la saturation en oxygène, mais ce n’est pas un oxymètre de pouls au sens de ce comparatif. C’est un thermomètre sans contact qui ajoute un ECG et un stéthoscope numérique dans le même boîtier, déjà détaillé dans notre guide des thermomètres.
Bien lire sa mesure : ce qui peut fausser le résultat
Un oxymètre de pouls reste un capteur optique posé sur un doigt, avec les mêmes limites sur les neuf modèles de ce comparatif. Un doigt froid ralentit ou empêche la mesure, tout comme un vernis à ongles foncé qui bloque la lumière du capteur. Il faut rester immobile pendant la lecture, sur n’importe lequel de ces appareils.
Une SpO2 entre 95 et 100 % est considérée comme normale, en dessous de 90 % c’est une urgence médicale. Notre page sur les valeurs normales de saturation détaille les seuils intermédiaires, et notre guide pour lire un oxymètre correctement explique la courbe de pouls et l’indice de perfusion quand l’appareil les affiche.
Un oxymètre donne un indicateur, il ne pose pas de diagnostic. Une valeur basse et persistante, un essoufflement inhabituel, ça se discute avec un médecin, pas avec un écran.
Article mis à jour en octobre 2026.
Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical. Un oxymètre ne pose aucun diagnostic : seul votre médecin peut interpréter vos mesures.



