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Comprendre la tension artérielle

Qu’est-ce que la tension artérielle ?

La tension artérielle (ou pression artérielle, c’est la même chose) correspond à la force exercée par le sang sur la paroi des artères. Le cœur se contracte, le sang est propulsé, et les artères encaissent. C’est aussi simple que ça.

L’essentiel
  • La tension artérielle = force du sang sur les artères, exprimée en mmHg (ex. 120/80)
  • Deux chiffres : systolique (cœur contracté) et diastolique (cœur relâché)
  • Tension normale : en dessous de 140/90 mmHg en cabinet, 135/85 en automesure
  • Hypertension dès 140/90 mmHg répétés , 1 adulte sur 3 après 50 ans en France
  • Stress, sel, tabac, âge et activité physique font varier la tension au quotidien

Valeurs de référence tension artérielle

On parle souvent de « tension » dans le langage courant. Votre médecin, lui, dira plutôt « pression artérielle ». Les deux termes désignent exactement la même mesure. Cette pression sanguine varie en permanence, au fil de la journée, selon votre activité, votre stress, votre alimentation. C’est normal.

Concrètement, quand on mesure la tension artérielle, on obtient deux chiffres. Le premier (le plus élevé) correspond à la pression systolique : c’est le moment où le cœur se contracte et envoie le sang dans les artères. Le second (le plus bas) correspond à la pression diastolique : c’est la pression quand le cœur se relâche entre deux battements. On note ça sous la forme 12/8 ou 120/80 mmHg.

Comment se mesure la tension ?

L’unité de mesure de la tension est le millimètre de mercure, abrégé mmHg. Historiquement, les premiers tensiomètres utilisaient une colonne de mercure (on en voit encore dans certains cabinets médicaux). Aujourd’hui, les appareils électroniques ont pris le relais, mais l’unité est restée.

La mesure se fait avec un brassard gonflable placé autour du bras ou du poignet. L’appareil gonfle, comprime l’artère, puis se dégonfle progressivement. Pendant ce dégonflage, un capteur analyse les oscillations du flux sanguin (c’est la méthode oscillométrique) et en déduit les valeurs systolique et diastolique. On obtient aussi la fréquence cardiaque.

Pour que la mesure soit fiable, il y a quelques règles à respecter : être assis au calme depuis 5 minutes, ne pas avoir bu de café dans la demi-heure, poser le bras sur une table à hauteur du cœur. On détaille tout ça dans notre guide comment prendre sa tension.

Quelle est la tension artérielle normale ?

Selon l’OMS et la Haute Autorité de Santé (HAS), une tension artérielle normale se situe en dessous de 140/90 mmHg en cabinet médical. Les valeurs optimales sont autour de 120/80 mmHg pour un adulte au repos.

CatégorieSystolique (mmHg)Diastolique (mmHg)
OptimaleMoins de 120Moins de 80
Normale120 à 12980 à 84
Normale haute130 à 13985 à 89
Hypertension140 et plus90 et plus

Ces seuils sont des repères généraux. La norme de tension artérielle varie selon l’âge, le sexe, les antécédents. Chez soi, les seuils sont un peu plus bas : on considère qu’il y a hypertension au-delà de 135/85 mmHg en automesure (effet blouse blanche oblige). Pour comprendre vos chiffres en détail, on vous recommande notre page sur comment lire un tensiomètre.

Ce qui fait varier la pression artérielle

La tension n’est pas un chiffre figé. Elle bouge tout le temps, et c’est tout à fait normal. Quelques facteurs qui l’influencent au quotidien :

  • Le stress et les émotions : une montée de stress peut faire grimper la systolique de 20 à 30 mmHg en quelques minutes
  • L’activité physique : pendant l’effort, la tension monte. Au repos, elle redescend. Les sportifs réguliers ont souvent une tension de repos plus basse
  • L’alimentation : le sel en excès (au-delà de 5 g par jour selon l’OMS) retient l’eau dans les vaisseaux et augmente la pression
  • Le tabac et l’alcool : la nicotine provoque un pic de tension qui dure 20 à 30 minutes après chaque cigarette
  • L’âge : les artères se rigidifient avec le temps, la systolique a tendance à augmenter après 50 ans

On ne s’affole pas pour une mesure isolée un peu haute. Ce qui compte, c’est la tendance sur plusieurs jours. C’est pour ça que les médecins demandent souvent de faire des relevés sur 3 jours consécutifs, matin et soir.

Hypertension et hypotension : les deux extrêmes

Quand la tension reste au-dessus de 140/90 mmHg de façon répétée, on parle d’hypertension artérielle (HTA). C’est la maladie chronique la plus fréquente en France : environ 1 adulte sur 3 est concerné après 50 ans. Le problème, c’est qu’elle est souvent silencieuse. Pas de symptômes, pas de douleur. Mais à la longue, elle abîme les artères et augmente le risque cardiovasculaire (AVC, infarctus, insuffisance cardiaque). On en parle plus en détail sur notre page dédiée à l’hypertension artérielle.

À l’inverse, une tension en dessous de 90/60 mmHg est considérée comme basse (hypotension). Vertiges en se levant, fatigue, vision floue : les symptômes sont plus visibles que pour l’hypertension. C’est généralement moins grave, mais ça mérite un avis médical si ça revient souvent.

Quand consulter ?

On vous recommande de voir un médecin si :

  • Vos mesures dépassent régulièrement 140/90 mmHg (ou 135/85 en automesure) sur plusieurs jours
  • Vous avez des maux de tête inhabituels, des vertiges fréquents, ou des saignements de nez répétés
  • Vous avez des antécédents familiaux d’hypertension ou de maladie cardiovasculaire
  • Votre tension varie beaucoup d’une mesure à l’autre sans raison apparente

Le suivi à domicile avec un tensiomètre validé est un bon complément, pas un remplacement de la consultation. Votre médecin reste le seul à pouvoir poser un diagnostic et adapter un traitement si besoin.

Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical. Consultez votre médecin pour tout diagnostic ou traitement lié à la pression artérielle.

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