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Comment faire baisser la fièvre chez l’adulte et l’enfant

La fièvre monte, les courbatures s’installent, et la première question qui vient c’est : comment je fais baisser ça ? La réponse tient en une phrase : on soulage la personne, on ne court pas après le thermomètre. Chez l’adulte comme chez l’enfant, savoir comment faire baisser la fièvre revient surtout à choisir le bon médicament, à la bonne dose, et à éviter trois ou quatre réflexes qui aggravent la situation.

L’essentiel
  • On traite l’inconfort, pas le chiffre affiché par le thermomètre. Une fièvre à 38,5 °C bien supportée n’a pas besoin de médicament.
  • Chez l’adulte, le paracétamol reste le premier choix : 500 mg à 1 g par prise, 4 à 6 heures d’écart, sans dépasser 3 g par jour en automédication.
  • Chez l’enfant, la dose se calcule au poids : 15 mg par kilo toutes les 6 heures, jamais selon l’âge.
  • Un seul médicament à la fois. L’alternance paracétamol et ibuprofène n’est plus recommandée.
  • Le bain tiède n’est plus conseillé : gain minime, inconfort garanti.
  • Fièvre chez un bébé de moins de 3 mois : avis médical en urgence, sans attendre.

Faire baisser la fièvre : méthodes

Dans la grande majorité des cas, tout se règle à la maison. On passe en revue les gestes qui aident vraiment, les posologies exactes, ce qu’il faut arrêter de faire, et les situations où il faut décrocher son téléphone.

Faut-il vraiment faire baisser la fièvre ?

Pas systématiquement, non. La fièvre est un mécanisme de défense : en montant en température, le corps ralentit la multiplication des virus et des bactéries et accélère la réponse immunitaire. La faire tomber à tout prix n’écourte pas la maladie.

La recommandation de la HAS est claire, et elle vaut aussi bien pour l’enfant que pour l’adulte : l’objectif du traitement est de supprimer l’inconfort, pas de normaliser la température. Autrement dit, on ne traite pas un chiffre, on traite quelqu’un qui se sent mal.

SituationCe qu’on fait
38 à 38,5 °C, personne active, qui boit et qui dortRepos, hydratation, pas de médicament nécessaire
Fièvre avec maux de tête, courbatures, frissons, sommeil impossibleAntipyrétique justifié, quel que soit le chiffre
Au-delà de 39 °C avec mauvaise toléranceAntipyrétique, surveillance rapprochée
40 °C ou plusEnfant : urgence (15 ou 112). Adulte : antipyrétique et consultation rapide, sans attendre le lendemain
Nourrisson de moins de 3 mois, quelle que soit la température ; de 3 à 6 mois, au-dessus de 38,9 °CConsultation en urgence, avant tout traitement

Un enfant qui a 39 °C mais qui joue, qui boit et qui répond normalement se porte mieux qu’un enfant à 38,2 °C prostré et qui refuse le biberon. C’est le comportement qui guide la décision, pas le thermomètre.

Les gestes qui soulagent sans médicament

Avant d’ouvrir la boîte de paracétamol, quelques réflexes améliorent déjà le confort. Ils ne feront pas chuter le thermomètre de deux degrés, mais ils comptent.

  • Boire régulièrement, par petites quantités. Eau, bouillon, tisane, peu importe. La fièvre augmente les pertes en eau. Chez l’enfant, on propose à boire toutes les 30 minutes plutôt qu’un grand verre d’un coup.
  • Se découvrir. Un t-shirt léger, un drap, c’est tout. Le corps doit pouvoir évacuer la chaleur.
  • Aérer et maintenir la pièce autour de 19 à 20 °C. Ni surchauffée, ni glaciale.
  • Se reposer. Lutter contre une infection consomme de l’énergie.
  • Un linge humide sur le front, si ça fait du bien. C’est du confort, pas un traitement : l’effet sur la température centrale est négligeable.

Ces gestes seuls font gagner quelques dixièmes de degré au mieux. Leur vrai intérêt, c’est de rendre l’attente supportable et d’éviter la déshydratation, qui est le risque réel d’une fièvre prolongée.

Quel antipyrétique choisir chez l’adulte ?

Trois molécules sont disponibles sans ordonnance. Elles ne sont pas interchangeables.

MoléculeDose par priseIntervalleDose max par jourÀ éviter si
Paracétamol500 mg à 1 g4 h minimum, 6 h conseillé3 g en automédicationMaladie du foie, dénutrition, consommation d’alcool régulière, poids inférieur à 50 kg
Ibuprofène200 à 400 mg6 h1 200 mgRhume ou rhinopharyngite, varicelle, suspicion d’infection bactérienne, déshydratation, ulcère, insuffisance rénale, grossesse à partir du 6e mois
Aspirine500 mg à 1 g4 à 6 h3 gTroubles de la coagulation, ulcère, grossesse à partir du 6e mois, enfant et adolescent

Dans tous les cas, l’automédication pour une fièvre ne dépasse pas 3 jours. Au-delà, on consulte, même si le médicament fonctionne.

Le paracétamol, premier choix

C’est l’antipyrétique de première intention en France, parce qu’il est le mieux toléré et qu’il n’interfère quasiment pas avec la réponse immunitaire. Il commence à agir en 30 à 60 minutes et son effet dure 4 à 6 heures.

  • La dose maximale en automédication est de 3 g par jour chez l’adulte de plus de 50 kg, soit 3 prises de 1 g espacées d’au moins 4 à 6 heures. Les 4 g par jour existent, mais uniquement sur avis médical.
  • En dessous de 50 kg, ou en cas de maladie du foie, de dénutrition ou de consommation d’alcool régulière, on descend à 500 mg par prise sans dépasser 60 mg par kilo et par jour.
  • Le paracétamol se cache dans beaucoup de médicaments contre le rhume et la grippe. Vérifier la composition avant d’en ajouter, c’est la meilleure façon d’éviter un surdosage involontaire.

L’ibuprofène, et quand il faut l’écarter

L’ibuprofène fait baisser la fièvre efficacement, souvent un peu plus longtemps que le paracétamol. Mais c’est un anti-inflammatoire, et l’ANSM a documenté des complications infectieuses graves après sa prise sur une fièvre banale : infections cutanées nécrosantes, pneumonies, complications ORL, principalement liées au streptocoque. L’analyse portait sur 337 cas rapportés avec l’ibuprofène et 49 avec le kétoprofène, chez des enfants comme chez des adultes sans facteur de risque particulier.

On écarte donc l’ibuprofène dans ces situations :

  • Rhume ou rhinopharyngite : l’Assurance maladie demande d’éviter l’ibuprofène et le kétoprofène, chez l’adulte comme chez l’enfant
  • Varicelle ou éruption cutanée en cours : risque de fasciite nécrosante, contre-indication formelle
  • Suspicion d’infection bactérienne : angine à streptocoque, abcès dentaire, plaie infectée, otite qui s’aggrave
  • Déshydratation : diarrhées ou vomissements importants, ce qui exclut de fait l’ibuprofène pendant une gastro-entérite fébrile
  • Grossesse à partir du début du 6e mois (24 semaines d’aménorrhée) : contre-indication absolue de tous les AINS, quelle que soit la dose et la voie d’administration

L’aspirine, en retrait

L’aspirine reste efficace sur la fièvre, mais on ne l’utilise quasiment plus pour cet usage chez l’adulte : plus de risques digestifs et hémorragiques que le paracétamol, pour un bénéfice identique. Chez l’enfant et l’adolescent, elle est à proscrire sans avis médical à cause du syndrome de Reye, une atteinte rare mais grave du foie et du cerveau.

Pourquoi on n’alterne plus paracétamol et ibuprofène

L’alternance des deux molécules a été très pratiquée, elle ne l’est plus. La HAS recommande une monothérapie, c’est-à-dire un seul antipyrétique, pendant au moins les 24 premières heures. La raison est simple : l’alternance n’apporte pas de bénéfice clinique démontré, elle additionne les effets indésirables des deux produits, et elle multiplie les erreurs de dose parce que plus personne ne sait à quelle heure remonte la dernière prise.

Si un médicament ne suffit pas après 24 heures d’utilisation correcte, on ne le complète pas : on demande un avis médical.

Faire baisser la fièvre chez l’enfant : les doses par poids

Chez l’enfant, une seule règle compte : la dose se calcule sur le poids, jamais sur l’âge. Deux enfants de 4 ans peuvent peser 14 et 20 kg. Les pipettes et seringues doseuses sont d’ailleurs graduées en kilos, pas en millilitres : on aligne le piston sur le poids de l’enfant, et c’est tout.

Paracétamol : 15 mg par kilo toutes les 6 heures

La posologie de référence est de 60 mg par kilo et par jour, à répartir en 4 prises, soit environ 15 mg/kg toutes les 6 heures. En cas de besoin, on peut resserrer à 10 mg/kg toutes les 4 heures, sans jamais dépasser le total quotidien.

Poids de l’enfantDose par priseTotal maximum par jour
5 kg75 mg300 mg
8 kg120 mg480 mg
10 kg150 mg600 mg
12 kg180 mg720 mg
15 kg225 mg900 mg
20 kg300 mg1 200 mg
25 kg375 mg1 500 mg
30 kg450 mg1 800 mg
40 kg600 mg2 400 mg
50 kg et plus1 g3 g (dose adulte)

Le paracétamol peut être utilisé à tout âge, y compris chez le nouveau-né, mais chez un bébé de moins de 3 mois la fièvre impose de toute façon un avis médical avant de traiter.

Ibuprofène : à partir de 3 mois seulement

L’ibuprofène est autorisé à partir de 3 mois. La posologie est de 20 à 30 mg par kilo et par jour, répartis en 3 ou 4 prises, soit 10 mg/kg toutes les 8 heures ou 7,5 mg/kg toutes les 6 heures. Le kétoprofène, lui, attend 6 mois.

Poids de l’enfantDose par prise (10 mg/kg)Total maximum par jour
6 kg60 mg180 mg
10 kg100 mg300 mg
15 kg150 mg450 mg
20 kg200 mg600 mg
30 kg300 mg900 mg

En pratique, l’ibuprofène reste le deuxième choix chez l’enfant : on le réserve aux cas où le paracétamol est contre-indiqué ou vraiment insuffisant, et on l’écarte complètement si l’enfant a un rhume, des boutons, une diarrhée, des vomissements, ou une infection bactérienne suspectée.

Ce qui fait consulter en urgence chez l’enfant

Certains signes passent avant toute question de posologie. On appelle le 15 ou on file aux urgences pédiatriques si l’enfant présente :

  • Moins de 3 mois avec une température supérieure à 38 °C, même s’il a l’air d’aller bien
  • Une température de 40 °C ou plus, à tout âge, ou supérieure à 38,9 °C entre 3 et 6 mois
  • Une gêne respiratoire, une respiration rapide ou un geignement continu
  • Une somnolence inhabituelle, ou au contraire une irritabilité qu’on n’arrive pas à calmer
  • Une fontanelle bombée chez le nourrisson
  • Une pâleur marquée, des marbrures sur la peau ou des lèvres bleutées
  • Une raideur de la nuque
  • Des taches rouges ou violacées qui ne s’effacent pas quand on appuie dessus
  • Un refus total de boire, ou des couches sèches depuis plusieurs heures

À partir de 3 mois, sous ces seuils, une fièvre isolée et bien tolérée se surveille à la maison, avec une consultation dans la journée si elle dure plus de deux jours avant 2 ans, plus de trois jours après. On a détaillé ces repères sur notre page fièvre chez l’enfant.

Grossesse, personne âgée, maladie chronique : les cas à part

Pendant la grossesse, le paracétamol est le seul antipyrétique utilisable en automédication, à la dose efficace la plus faible et sur la durée la plus courte. Tous les AINS, aspirine comprise, sont contre-indiqués à partir du début du 6e mois et déconseillés avant. Une fièvre supérieure à 38 °C chez une femme enceinte justifie un appel au médecin ou à la sage-femme dans la journée, parce que certaines infections se manifestent d’abord par une fièvre isolée.

Chez la personne âgée, la température de base est souvent plus basse : 37,8 °C peut déjà traduire une infection sérieuse. La fièvre peut même manquer complètement, remplacée par une confusion, une chute ou une perte d’appétit brutale. La déshydratation arrive vite et la sensation de soif est émoussée : on propose à boire régulièrement sans attendre la demande.

En cas de maladie chronique, insuffisance rénale, insuffisance cardiaque, maladie du foie, immunodépression ou chimiothérapie en cours, on ne fait pas d’automédication prolongée. Une fièvre chez une personne immunodéprimée fait consulter rapidement, sans attendre le lendemain.

Ce qu’il ne faut pas faire

Certains réflexes se transmettent de génération en génération. Plusieurs sont inutiles, quelques-uns sont dangereux.

Le bain tiède ou frais. Longtemps conseillé, il ne l’est plus. La HAS a retiré cette recommandation : le gain sur la température est modeste, il ne dure pas, et l’inconfort est réel. Un bain franchement froid est pire, parce que le choc thermique déclenche des frissons qui font remonter la température.

Frictionner à l’alcool ou au vinaigre. À bannir, en particulier chez l’enfant. L’alcool passe la barrière cutanée et peut provoquer une intoxication.

Empiler les couvertures pour transpirer et « éliminer ». On transpire parce que le corps cherche à se refroidir, pas l’inverse. Couvrir davantage bloque l’évacuation de la chaleur et fait grimper la fièvre.

Ajouter un ibuprofène parce que le paracétamol « ne marche pas assez vite ». Le paracétamol met 30 à 60 minutes à agir. Attendre est plus efficace que cumuler.

Raccourcir l’intervalle entre deux prises. Quatre heures minimum pour le paracétamol, six heures conseillées. Doubler une dose parce que la fièvre est remontée est le mécanisme le plus fréquent du surdosage domestique.

Prolonger l’automédication au-delà de 3 jours. Une fièvre qui résiste 72 heures n’est plus une fièvre banale, quelle que soit la façon dont on la fait baisser.

Réveiller un enfant qui dort pour lui donner un médicament. Le sommeil vaut mieux que la dose suivante. On attend le réveil naturel.

Suivre la fièvre sur 72 heures

Ce qui compte n’est pas la valeur d’un instant, c’est la tendance. Trois mesures par jour, toujours avec le même appareil et au même endroit du corps, suffisent à voir si la situation s’améliore ou se dégrade. Une fièvre qui plafonne à 38,5 °C pendant deux jours puis redescend est banale. Une fièvre qui remonte après 24 heures d’accalmie mérite un appel au médecin.

Une grille simple à remplir sur un carnet ou dans les notes du téléphone :

MomentTempératureSite de mesureMédicament donnéComment il ou elle va
Matin
Après-midi
Soir

La colonne de droite est la plus importante : « boit normalement, joue », « refuse de manger », « très abattu ». C’est ce que le médecin demandera en premier, avant même les chiffres.

Attention à ne pas comparer des mesures prises à des endroits différents : une mesure axillaire est plus basse d’environ 0,5 °C qu’une mesure rectale, ce qui suffit à faire croire à une amélioration qui n’existe pas. On explique ces écarts sur notre page température sous le bras. Un thermomètre fiable et rapide change vraiment la vie sur ce genre de suivi : on a comparé les modèles frontaux, auriculaires et classiques dans notre sélection de thermomètres, et les modèles adaptés aux tout-petits dans notre page thermomètre bébé.

Quand la fièvre ne baisse pas : consulter ou appeler le 15

On consulte rapidement, sans attendre le lendemain (un médecin dans les heures qui viennent, ou le 116 117 le soir, la nuit ou le week-end), si chez l’adulte la fièvre atteint 40 °C ou plus, ne s’améliore pas après 48 heures, réapparaît après une phase d’amélioration, s’accompagne de douleurs en urinant, ou survient pendant un traitement immunosuppresseur.

On prend rendez-vous dans la journée si la fièvre d’un enfant dure plus de deux jours avant 2 ans, plus de trois jours après, ou réapparaît après plus de 24 heures sans fièvre. Même délai si la fièvre s’accompagne d’une douleur localisée qui s’installe (oreille, gorge, mollet), ou si un adulte a une maladie chronique ; chez l’enfant malade chronique, la fièvre est une urgence.

On appelle le 15 en cas de :

  • Enfant à 40 °C ou plus
  • Nourrisson de moins de 3 mois avec une température supérieure à 38 °C
  • Confusion, propos incohérents, somnolence anormale ou convulsions
  • Raideur de la nuque, ou maux de tête violents
  • Taches rouges ou violacées qui ne blanchissent pas à la pression
  • Difficulté à respirer, essoufflement au repos
  • Refus de boire avec signes de déshydratation : bouche sèche, absence d’urines depuis 6 heures, pli cutané persistant

Ces situations ne se gèrent pas avec un antipyrétique. La question n’est plus comment faire baisser la fièvre, mais de quoi elle est le signe. Les frissons violents, par exemple, accompagnent souvent une montée de température ; quand ils surviennent sans fièvre, le raisonnement est différent, et on l’aborde sur notre page frissons sans fièvre. Chez l’adulte, les repères par tranche de température sont détaillés sur fièvre chez l’adulte.

Questions fréquentes sur la fièvre

Comment faire baisser la fièvre rapidement ?

Le moyen le plus rapide reste un antipyrétique : le paracétamol agit en 30 à 60 minutes. En parallèle, on se découvre, on aère la pièce autour de 19 à 20 °C et on boit régulièrement. Aucune méthode ne fait tomber une fièvre en cinq minutes, et ce n’est pas l’objectif : on cherche à se sentir mieux, pas à ramener le thermomètre à 37 °C.

Que faire si la fièvre ne baisse pas malgré le paracétamol ?

On vérifie d’abord la dose et l’heure de la dernière prise : une dose trop faible ou trop récente explique la moitié des « ça ne marche pas ». Ensuite on patiente une heure complète. Chez l’adulte, à 40 °C ou plus, ou si la fièvre ne s’améliore pas après 48 heures, on consulte rapidement, sans ajouter de médicament ; chez l’enfant, 40 °C ou plus est une urgence. Une confusion, une gêne respiratoire ou une raideur de nuque font appeler le 15.

Peut-on prendre du paracétamol et de l'ibuprofène en même temps ?

Non, pas en automédication. La HAS recommande un seul antipyrétique pendant au moins les 24 premières heures. L’alternance n’améliore pas l’efficacité, elle additionne les effets indésirables et augmente fortement le risque d’erreur de dose. Seul un médecin peut décider d’associer les deux dans une situation particulière.

Quelle dose de paracétamol pour un enfant ?

15 mg par kilo de poids toutes les 6 heures, sans dépasser 60 mg par kilo et par jour. Pour un enfant de 12 kg, cela donne 180 mg par prise et 720 mg maximum sur 24 heures. La dose se calcule toujours sur le poids réel, jamais sur l’âge, et les pipettes doseuses sont graduées en kilos pour cette raison.

Le bain tiède fait-il baisser la fièvre ?

Il ne fait plus partie des recommandations. La HAS a retiré le bain tiède de la prise en charge de la fièvre : l’effet sur la température est faible et transitoire, alors que l’inconfort est immédiat. Le bain froid est franchement déconseillé, parce qu’il déclenche des frissons qui font remonter la température.

Combien de temps dure une fièvre normale ?

Chez l’enfant, la fièvre d’un rhume disparaît en général en moins de 48 heures. Celle de la grippe dure souvent 3 à 4 jours, selon l’agence de santé américaine (CDC). Chez l’adulte, on consulte rapidement si la fièvre ne s’améliore pas après 48 heures. Chez l’enfant, on consulte dans la journée si elle dure plus de deux jours avant 2 ans, plus de trois jours après. Une fièvre qui redescend puis remonte après une journée d’accalmie mérite aussi un avis, car elle peut signaler une surinfection.

Faut-il faire baisser la fièvre d'un bébé de moins de 3 mois ?

Avant tout, il faut consulter en urgence. Chez un nourrisson de moins de 3 mois, une température supérieure à 38 °C est une urgence médicale, même si le bébé semble aller bien : ses défenses immunitaires sont immatures et une infection sérieuse peut évoluer très vite. On n’administre rien avant l’avis médical.

La fièvre est-elle dangereuse en elle-même ?

Chez une personne en bonne santé, non. Le cerveau régule la température et l’empêche de dépasser des valeurs dangereuses lors d’une infection. Ce qui pose problème, ce sont la déshydratation, la fatigue et la cause de la fièvre. Le vrai danger est différent en cas de coup de chaleur, où la température s’emballe sans régulation possible.

Page mise à jour en septembre 2026.

Cette page est informative et ne remplace pas un avis médical. En cas de doute sur un médicament, une dose ou une contre-indication, votre pharmacien répond immédiatement et gratuitement.

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